PRESS RELEASE

UNAIDS Confesses that Generic Access is Key to Making AIDS Treatment

Available

ACT UP Demands: Break the Patents, Treatment for All

 

Contact: Gaëlle Krikorian, ACT UP Paris: mobile 08 2 858 04 16

Julie Davids, ACT UP Philadelphia: mobile 082 858 0939

9 July 2000, Durban:

For almost two years, ACT UP, MSF, TAC groups, activists from the all world

and even UN institutions have demanded that drug companies lower the prices

of ARV and adapt prices to the financial capacities of poor countries.

Despite their grandstanding announcements, cynical marketing and cosmetic

pity, nothing concrete has happened. Providing AIDS drugs under current

prices can eat up all funds and still only provide access for a few.

There is no other solution except the production of generics by local

industries and the importation of those drugs in countries without

production capacities. The WTO TRIPs agreements allow for this solution. The

voluntary or compulsory license system allows a country suffering a health

crisis to permit generic production or importation. This morning, at the

UNAIDS Satellite Meeting, Peter Piot, General Secretary of UNAIDS announced

that the most important factor in increasing drug access is competition

between generic and patented drugs. But we will not content ourselves with

UNAIDS promises. What Peter Piot spoke about last week in private must be

implemented : an international bid to buy drugs in bulk at the lowest price

for all countries in need.

But the allowances in TRIPs that should guarantee the protection of

production or import rights for poor countries are inefficient. No country

so far has received any voluntary license from any drug company. Local

generic industries are constantly threatened by multinational pharmaceutical

companies, and nations seeking to utilize their rights under TRIPs have

still been overtly or covertly harassed by the Unites States and EU. The

patent system, fiercely guarded by drug companies who donate millions of

dollars to US politicians, only aims at protecting industry prerogatives,

not public health.

When the bounds of the law are murderous, they must not be respected. The

patent protection of pharmaceuticals must absolutely be questioned. If the

patents' function is only to restrict the access to the new health

technologies to wealthy patients, the patents are weapons of death; the

patent holders are criminal.

We demand a radical challenge to the law that defines intellectual property

in health industry. This is the only way to permit real competition between

generic products and patented brands. In any country where intellectual

property protection stands in the way of public health, intellectual

property protection of medication and health technologies must be suspended.

*

L'ONUSIDA reconnaît que l'accès de tous aux traitements passera par les

génériques.

Break the patents. Treatment for all.

Depuis près de deux ans, les groupes Act Up, MSF, TAC, des activistes du

monde entier, et même les instances onusiennes, ont exigé des laboratoires

pharmaceutiques producteurs d'antirétroviraux qu'ils concèdent des tarifs

différenciés adaptés aux capacités de paiement des pays pauvres. En dépit

des effets d'annonce, d'un marketing cynique et d'une charité de façade,

rien de concret n'a été mis en ouvre. Les prix prohibitifs pratiqués par les

laboratoires absorbent la majorité des sommes engagées pour les programmes d

'accès aux traitements dans ces pays, et empêchent les autorités sanitaires

de renforcer les systèmes de prise en charge.

Dans ces conditions, nous savons qu'il n'y a pas d'autre solution que la

production par des industries nationales de médicaments génériques, et l'

importation de ces médicaments dans des pays privés de capacités de

production. Cette solution est actuellement prévue en droit par les accords

TRIPS, contractés dans le cadre de l'Organisation Mondiale du Commerce. Le

système des licences, volontaires ou obligatoires, permet à un pays qui

connaît une crise sanitaire aiguë de mettre en place une industrie de la

copie, sans que soit remise en question la propriété intellectuelle ni l'

extension de sa reconnaissance au monde entier. L'ONUSIDA reconnaissait

encore ce matin, au cours de son Satellite meeting, que l'enjeu principal

est désormais la mise en concurrence des génériques avec les produits

brevetés. Encore faudrait-il que l'ONUSIDA ne s'en tienne pas aux

déclarations, et mette en ouvre ce dont Peter Piot nous parlait encore la

semaine dernière en privé : un appel d'offre international pour l'achat de

médicaments au prix le plus avantageux.

Car dans les faits, jusqu'à présent, les brèches conçues pour garantir la

protection des intérêts sanitaires des pays pauvres ne servent à rien. Aucun

pays ne s'est vu octroyer par aucun laboratoire une licence volontaire.

Quant aux industries nationales de la copie, elles sont constamment menacées

par les pressions des multinationales pharmaceutiques, et les Etats qui les

autorisent ou les commanditent subissent des rétorsions économiques

rédhibitoires de la part des Etats-Unis, largement secondés par l'Union

européenne. Le système des licences ne permet en fait que de protéger la

propriété intellectuelle et les prérogatives des laboratoires.

Quand le cadre légal est inopérant, il faut en sortir. Faute de résultats, c

'est à la notion de propriété intellectuelle telle qu'elle est actuellement

garantie par les brevets qu'il faut impérativement s'attaquer. Si les

brevets servent à restreindre aux seuls malades solvables l'accès aux

nouvelles technologies de santé, alors les brevets sont criminels.

L'urgence impose donc que soit radicalement remis en cause le cadre qui

régit actuellement la propriété intellectuelle pour les entreprises de

santé. C'est à cette seule condition que pourront être effectivement mises

en concurrence les industries copieuses avec les marques. Partout où la

propriété intellectuelle est contradictoire avec les exigences de la santé

publique, elle doit être suspendue.

ACT UP